Vendredi 28 janvier 2011
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Ces quelques temps de silence ne signifient pas qu’on ne veut pas donner de nouvelles, mais bel et bien que nous avons été plus que bien occupés ces derniers temps…
Du côté de Dunedin, nous sommes allés voir les yellow-eyed pinguins une fois de plus, et avons enchainé sur les blue pinguin (les même que les little pinguins d’Australie que nous avions été voir
dans le sud). Admiration une fois de plus de ces petites bêtes de 25cm qui grimpent à terre, en groupe, avec quelques guerriers pour effrayer les mouettes…
Un phoque nous attend dans l’abris censé nous cacher aux yeux des pingouins
Nous avons ensuite enchainé sur la côte sud de l’île du Sud, très sauvage et ventée. Nous sommes passés en route par une forêt datant de quelques milliers d’années, fossilisée après un choc
climatique, et aujourd’hui à l’état de pierres le long de la mer.
Forêt pétrifiée
Une très grande partie du sud ouest de l’île est classé au Patrimoine mondial de l’Humanité, dans une zone nommée Te Wahipounamu Southwest Heritage Area, qui regroupe les parcs nationaux du
Fiorland NP, Aoraki/Mt Cook NP, Westland Tai Poutini NP et Mt Aspiring NP. Ces parcs regroupent les formations montagneuses du sud ouest, nommées Southern Alps ou Alpes du Sud qui se sont élevées
suite à la rencontre entre les plaques pacifique et indo-australienne. C’est encore une forte zone d’activité géologique et sismique et on estime que les chances sont élevées qui d’ici quelques
dizaines d’années, de forts séismes secouent la côte ouest de l’île du Sud de la Nouvelle Zélande.
De cette zone immense, nous avons parcouru des petites portions. Tout d’abord, le Mont Cook dont nous avions déjà parlé dans le dernier article.
Après le sud, nous nous sommes donc dirigés vers le Fiordland. Il s’agit, comme son nom l’indique de fiords. Mais qu’est ce qui différencie un fiord d’un sound ? On vous la pose en
mille ? Tout deux sont certes des montagnes tombant dans la mer, mais le sound est à l’origine une chaine montagneuse qui s’est retrouvée entourée et remplie d’eau par la montée du niveau de
la mer. Le fiord a été creusé dans les montagnes par une rivière, puis de la même façon a été innondé par la montée du niveau de la mer. Nous avons donc passé un peu de temps du côté du
Fiordland, prenant le temps de s’arrêter pour se balader et profiter des drôles de formations rocheuses, de bancs de neige à quelques km de la mer, de lacs miroirs et des keas (dont nous avions
parlé à Arthurs Pass), perroquets de montagnes qui y vivent été comme hiver sans craindre la neige. Ils sont maintenant protégés après avoir été exterminé car ils mordaient les moutons ! Le
clou de la visite a été un trip en kayak à travers le Milford Sound, très connu pour rendre une petite visite au célèbre Mitre Peak et profiter du calme de ces eaux encerclées de montagnes de
plusieurs milliers de mètres ! Tout est tellement surdimensionné ici, qu’il est impossible d’estimer des distances à l’œil… Pour notre plus grand bonheur, nous avons pagayé sous un soleil
radieux, ce qui est notable dans une région où il tombe plus de 10m d’eau par an !
Vue du « Lac Miroir »
Perchée sur la glace
Milford Sound
Les plus beaux qui rament
Après cela, direction Queenstown, qui sera notre QG préparation de la Routeburn Track. C’est une des marches célèbres de la Nouvelle Zélande et nous l’attendions depuis un bon moment. Préparation
le long du lac de Queenstown, et on se fait déposer au point de départ (côté Milford Sound) lundi matin. Comme on est chanceux, il fait beau, c’est ça qui est bien.
Sous le soleil de la Routeburn
Mais on profite, c’est quand même une belle marche dans les montagnes. Le premier jour reste dans la forêt, et on campe le soir près du Lac Mackenzie. Le second jour nous fait longer le flanc de
la montagne. La pluie fait partie intégrante du paysage et on distingue quand même les flancs de montagnes, lacs et rivières en contrebas, les keas qui nous survolent et les chutes d’eau. Le
soir, nous campons le long d’une rivière. C’est très joli, infesté de moucherons qui piquent et on est trempés. Mais contents. Le dernier jour, nous traversons la forêt à nouveau, passons des
courts d’eau bleu glacier avant de nous faire redéposer auprès de Lulu qui nous a attendus sagement. On est crevés, mais… contents !
On the Way…
Sur ce, il nous manque un parc national, le Westland Tai putini. Dans celui-ci, se trouvent un grand nombre des glaciers de Nouvelle Zélande (environ 2000). Dont 2 très connus et facilement
accessibles. Ces glaciers sont très particuliers : on les appelle chauds, car contrairement aux glaciers que nous avons en Europe, ils bougent très vite (un mètre en moyen par jour, jusqu’à
5m par jour, contre quelques centimètres par an chez nous !), et ils se trouvent tout près du niveau de la mer. En parcourant. En partant du Fox Glacier, il ne nous a fallu que 20km pour
rejoindre la mer, et sans trop descendre ! Nous nous trouvons un petit coin de camping près d’une rivière, et nous offrons un petit apéro vu sur les glaciers… Le lendemain matin, lever aux
aurores car nous voulons nous rendre de bonne heure au lac Matheson. Ce lac magnifique a la particularité de refléter les chaines de montagnes derrière lui quand on lui rend visite assez tôt pour
que la brise ne vienne pas tout effacer. Le dernier jour, nous partons en quête de frissons sur le Franz Joseph Glacier. La glace est magnifique sous le soleil, et on a la chance de pouvoir
passer à travers des gigantesques crevasses de glace…
Apéro sur vue de Fox Glacier
Lac Matheson
Dans le glacier
Direction le Nord de l’île du sud, suite au prochain épisode (on essaiera d’être plus sage sur la mise à jour…).
Sarah ccroche ses crampons
Yoan avance pas d'un clou ! (Mouhahaha)